Le 14
janvier 1943, le secrétaire général de la police de Vichy et d’autres
déclarèrent que « Marseille est un repère de bandits internationaux, (…)
l’Europe ne peut vivre tant que Marseille ne sera pas épurée ». Quelques
jours plus tard, le 22 janvier, la grande rafle de Marseille commença : 40
000 personnes furent contrôlées, et près de 6000 arrêtées. 2000 d’entre elles,
en grande partie des juifs et des réfugiés de l’Europe de l’est, furent
dirigées vers les camps de la mort.
Le 23 janvier, les régiments SS encerclèrent le Vieux-Port puis, le lendemain, les véhicules militaires diffusèrent des messages radio aux habitants leur demandant d’évacuer la ville. Les communiqués de la préfecture avançaient l’idée d’une menace, s’appuyant sur des motifs de sécurité intérieure, comme si une vague terroriste avait infiltré la cité phocéenne.
Le 23 janvier, les régiments SS encerclèrent le Vieux-Port puis, le lendemain, les véhicules militaires diffusèrent des messages radio aux habitants leur demandant d’évacuer la ville. Les communiqués de la préfecture avançaient l’idée d’une menace, s’appuyant sur des motifs de sécurité intérieure, comme si une vague terroriste avait infiltré la cité phocéenne.
Les
tramways de Marseille étaient réquisitionnés et transportaient les citadins
jusqu’à la gare d’Arenc où des wagons de marchandises les attendaient. Ce
convoi menait à Fréjus, vers trois camps : 20 000 personnes y ont été
entassées dans un froid glacial. Pourtant quelques mois avant, les journaux en
avaient vanté les conditions d’accueil...
Les
personnes retenues dans les camps de Fréjus étaient étiquetées de
« détenus politiques » afin de justifier leur emprisonnement. Les
quartiers qui entouraient le vieux port furent largement détruits. Certains
ajoutent à l’intérêt nazi de cette destruction, des ambitions foncières et
immobilières...
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